Александр Бангерский (banguerski_alex) wrote,
Александр Бангерский
banguerski_alex

Грядет избыток студентов из Азии

Les grandes écoles veulent attirer ces élèves issus des pays émergents, en majorité asiatiques.

Entre 2000 et 2015, le nombre d'étudiants dans le monde va passer de 100 millions à 200 millions, les trois quarts de cette hausse concernant l'Asie, selon des projections de l'Unesco et du commissariat au Plan. «L'Inde et la Chine devraient construire deux universités de 20 000 étudiants chaque semaine pour absorber leurs besoins», explique Pierre Tapie, directeur de l'Essec et président de la Conférence des grandes écoles (CGE), «Les responsables de formation sur place nous disent que c'est impossible. Avec sa réputation d'intelligence et de culture, la France peut fournir une alternative». Ainsi la CGE propose-t-elle de tripler le nombre d'étudiants étrangers sur les dix ans à venir dans l'enseignement supérieur, tant dans les universités que dans les grandes écoles. Ce projet englobe les étudiants venant en France mais aussi ceux qui s'inscrivent dans des établissements français «offshore», c'est-à-dire implantés à l'étranger. Il s'agirait de passer de 250 000 étudiants étrangers aujourd'hui à 750 000 en 2020, ce qui représenterait alors 30 % du total des étudiants. Un pourcentage comparable à celui des campus américains.

Замечу от себя, что в РФ ситуация обратная: ректор МГУ Садовничий говорил, что в этом году на 800 тысяч мест в российских ВУЗах придется 600 тысяч выпукников (правда, поступают ведь не только выпускники, но, с другой стороны, не все же выпускники идут в ВУЗ). И такое положение сохранится до 2015-16 гг.

 

 

Fixer les frais de scolarité

Selon la CGE, une telle politique fournirait des diplômés aux entreprises françaises «qui demandent des jeunes issus du monde entier mais formés à la française». Ce projet nécessiterait la liberté pour les établissements de fixer les frais de scolarité des étudiants non européens, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Si 80 % des étrangers payaient le coût réel de leur formation (12 000 euros), l'enseignement supérieur français pourrait récupérer 5 milliards d'euros de ressources supplémentaires par an. Ces droits d'inscription élevés sont justifiés par la solvabilité des familles des pays émergents prêtes à débourser 45 000 dollars par an pour envoyer leurs enfants dans une université anglo-saxonne. «Le plus souvent issues de la bourgeoisie moyenne, fortes d'un ou deux enfants, elles sont prêtes à payer des fortunes pour envoyer leurs enfants étudier à l'étranger», affirme Pierre Tapie.

La CGE demande donc la possibilité pour les établissements publics de fixer une double tarification pour les diplômes. «Ce sujet a été abordé à plusieurs reprises avec le gouvernement, mais, pour l'instant, nous n'avons pas de réponse claire.» Ouverte sur le sujet «même si ce débat n'est pas d'actualité  », la conférence des présidents d'université fait toutefois observer que «la question des étudiants étrangers est plus qualitative que quantitative. Qui voulons-nous accueillir ?». Cette stratégie de développement international pose par ailleurs de nombreuses questions irrésolues en terme d'investissements : logements étudiants, locaux d'enseignements, restauration universitaire, etc.

Universités et écoles sont en revanche d'accord pour considérer que le maintien d'un positionnement à l'international implique de davantage développer les formations «offshore». L'Inde vient d'autoriser l'implantation chez elle d'établissements supérieurs étrangers, ce qu'a déjà fait la Chine. «L'université de Yale y a déjà acheté des terrains ainsi que des universités australiennes !», fait observer la CGE.

Depuis une vingtaine d'années, universités et écoles implantent des cursus ou participent à la création de campus français à l'étranger. Plus de 200 filières associent des universités hexagonales. Il faut y ajouter les multiples initiatives de grandes écoles. Ces programmes intéressent les entreprises françaises implantées dans ces pays et permettent de repérer les meilleurs candidats qui viendront compléter leur formation en France. Un contrôle s'avère cependant nécessaire. «Il faut que les diplômes proposés correspondent à des exigences en matière de qualité», observe Simone Bonnafous, qui fustige les implantations à l'étranger conduites par des écoles peu scrupuleuses, souhaitant simplement accroître leurs effectifs et donc leurs subsides. Sur un plan économique, l'intérêt est néanmoins évident, car il est moins coûteux de déplacer un enseignant que cent étudiants. Des dizaines de projets sont en cours d'exportation en droit, génie civil ou environnement.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/03/12/01016-20100312ARTFIG00018-la-france-se-prepare-a-un-afflux-d-etudiants-etrangers-.php

Tags: высшее образование
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