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Александр Бангерский
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Роберт Дьявол

Нашел красивую легенду про Роберта-Дьявола:

Le duc Aubert règne sur la Normandie. Son seul regret est de vieillir sans héritiers. Son épouse, la duchesse Inde, partage cette tristesse. Après de longues séries de vaines prières, d’invocations, voire de pèlerinages, elle supplie Satan de lui venir en aide.

Les époux connaissent alors une nuit de passion, la grossesse arrive, l’enfant paraît !
Dès son plus jeune âge, Robert révèle tout à la fois violence et cruauté : il mord le sein de sa nourrice, martyrise les valets, rosse ses compagnons de jeu. Bien vite, on le surnomme le Diable.

Adolescent, il se plaît à dévaliser les monastères, à violer les nonnes, à terroriser la contrée entière. Pour le calmer, son père veut le faire chevalier ; Robert profite du tournoi organisé en son honneur pour tuer quelques concurrents et s’évader dans la forêt avec le trophée mis en jeu.

Un jour, il s’interroge sur sa véritable personnalité ; il se doute que ses origines réelles sont autres que les officielles. Sous la menace d’une épée, sa mère lui avoue l’intervention diabolique dans sa conception.

Délibérément pieux

Dès lors, Robert ne songe plus qu’à se tourner vers Dieu. Il va à Rome se confesser au pape, qui le renvoie vers un saint ermite. Ce dernier, après avoir consulté le ciel, lui ordonne trois sanctions : - faire le fou
- se taire, quoiqu’il arrive
- se nourrir des seuls aliments disputés aux chiens

Accueilli dans Rome par les quolibets de la foule, Robert est remarqué par l’empereur, qui s’amuse de voir un fou arracher la viande de la gueule du chien. Il le prend sous sa protection et le laisse vivre, à sa guise, pendant plusieurs années sous un escalier, proche de la chapelle.
Pour boire et se laver, Robert va à une fontaine, dans une cour sur laquelle donne une seule fenêtre. A cette fenêtre, paraît souvent la fille de l’empereur, belle enfant, unique trésor de son père, muette de naissance

Soumis jusqu’au dernier point

A trois reprises, les Sarrasins, ennemis de Rome, attaquent la cité.
A trois reprises, l’armée impériale est prête à succomber.
A trois reprises, un mystérieux chevalier, tout de blanc vêtu, sauve in extremis la situation.

Par la fenêtre, Robert n’est vu, partant et revenant du champ de bataille, que par la fille de l’empereur, intriguée et incrédule !

Après les deux premiers assauts, le souverain cherche à connaître son sauveur ; sa fille lui désigne Robert. Mais l'empereur refuse de la croire ; il la considère comme folle, elle aussi : le monde du silence lui a fait perdre la raison.

Avant la troisième bataille, un groupe de soldats est chargé de surveiller le cavalier émérite pour s’en saisir. Finalement, un des vigiles enfonce son fer de lance dans la cuisse du cavalier blanc... qui échappe au guet-apens !
L’empereur offre la main de sa fille et son royaume en héritage à celui qui pourra prouver, par sa tenue et par sa blessure, qu’il est le héros des combats contre les Sarrasins.
Le sénéchal convoite depuis toujours la main de la fille, il se déguise en chevalier blanc et se mutile la cuisse par un fer de lance. Malgré les différends qui les ont opposés, l’empereur est prêt à lui accorder son enfant, quand celle-ci, par amour pour Robert ou par miracle divin, recouvre l’usage de la parole : elle dénonce le falsificateur, qui prend la fuite, et elle confirme la triple intervention du pénitent.
A ce moment précis, apparaît l’ermite venu relever Robert de sa sanction : il cesse de mimer la folie et parle.

Sans complaisance, aucune

Robert retrace les épisodes de son existence. Tenant sa promesse, l’empereur lui offre la main de sa fille, qui ne souhaite rien d’autre. Des barons normands - à la recherche de l’héritier de leur duché - lui annoncent le décès du duc et de la duchesse ; ils le somment de revenir pacifier la région en proie aux convoitises.
Refusant tout honneur et déclinant toute puissance, Robert opte pour l’érémitisme absolu ; il se retire aux côtés de celui qui fut le porte-parole du ciel ; il lui succèdera et préparera ainsi son ascension au Paradis.

Conseil de lecture : ROBERT LE DIABLE, roman du XII° siècle
traduit par Alexandre Micha (Garnier Flammarion)

Источник: http://la.piterne.free.fr/textes/rld.html#resume
Tags: Франция, фольклор
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